Théâtre

octobre 25, 2012

Théâtre : Mojo Mickybo d’Owen McCafferty

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Mojo Mickybo met en scène une multitude de personnages représentatifs de la communauté fracturée de Belfast dans les années 1970. Du chauffeur de bus au tenancier du cinéma, en passant par le père alcoolique et les prostituées du haut de la rue. Au centre de ce petit monde, deux enfants : Mojo et Mickybo qui vivent chacun d’un côté du pont. Le pont qu’on aimerait faire sauter, frontière entre leurs familles, et leurs communautés en guerre.

Le langage cru d’Owen McCafferty peut heurter l’œil, mais pas l’oreille, et cette pièce, qui déplairait à Musset, n’existe que pour être vue. Lorsque qu’elle est jouée, le jargon agressif des enfants est adouci par l’espièglerie et l’innocence mal camouflée sous leurs airs de caïds. La traduction de Brigitte Bastiat et Frank Healy (la première en français) a su reproduire les particularités langagières des gamins belfastois. D’emblée, on est emportés dans leur univers électrisé et le rythme fou, croissant, ne nous permet jamais d’en sortir. Sans mièvrerie, Mojo Mickybo pose la question de la construction identitaire dans un contexte politique troublé et de l’inévitable répercussion de la violence des adultes dans le monde de l’enfance.

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