Littérature

juin 7, 2012

Ray Bradbury quitte la Terre

Étiquettes : , , , ,

Est-il en route pour la planète qu’il évoquait dans ses Chroniques martiennes en 1950 ? Ray Bradbury, ce grand auteur à la frontière du fantastique et de la science-fiction, vient de quitter ce monde. Il est décédé le mardi 5 juin 2012 à 91 ans.

Né le 22 août 1920 à Waukegan dans l’Illinois, il a très tôt développé une passion dévorante pour la lecture. Enfant, il passait son temps libre à la bibliothèque du quartier. À la fin des années trente, renonçant aux études universitaires, il commence à publier des nouvelles dans des fanzines, tout en continuant à lire assidûment : « Je ne crois pas aux écoles et à l’Université », avouait-il au New-York Times en 2009, « je crois aux bibliothèques, parce que la plupart des étudiants n’ont pas assez d’argent. Quand j’ai été diplômé à la fin du lycée, c’était pendant la Grande Dépression et nous n’avions pas d’argent. Je ne pouvais pas aller à l’Université, alors je suis allé à la bibliothèque trois jours par semaine pendant dix ans. »

Impossible d’évoquer l’ensemble de son œuvre tant elle est massive : Bradbury aurait écrit plus de 500 récits, romans ou nouvelles, parmi lesquelles L’Homme illustré, La Folie des ténèbres, ou La solitude est un cercueil de verre, pour ne citer qu’eux. Son texte majeur, Fahrenheit 451 a fait de lui une figure littéraire reconnue dans le monde entier. Le roman sera même adapté au cinéma par François Truffaut. Dans une dystopie acerbe, il y raconte le quotidien d’une société totalitaire – la nôtre dans un futur indéterminé – où la lecture est interdite et les livres brûlés dans de gigantesques autodafés.

[…]

Selon la déclaration de son éditeur, Harper Collins, « M. Bradbury est mort paisiblement, hier soir à Los Angeles, des suites d’une longue maladie ». En guise d’épitaphe, on reprend la jolie formule du site Babelio, qui affirme sur Twitter qu’« Il y a quelque chose de poétique à ce que Ray Bradbury s’éteigne un jour d’éclipse de Vénus ».

Lire l’intégralité de l’article sur Le Magazine Littéraire

Laisser un commentaire