Cinéma

octobre 25, 2011

Polisse, de Maïwenn Le Besco

Étiquettes : , , , , , ,

" Voici venu le temps des rires et des chants..."« Voici venu le temps des rires et des chants… »

Maïwenn ne se lasse pas des « pseudo-docu-fictions» tournés caméra à l’épaule. C’est encore le cas pour son troisième long-métrage. Moins égocentrique que ses autres films (Pardonnez-moi en 2006 et Le Bal des actrices en 2007) et très justement primé au festival de Cannes, Polisse voit plus loin avec un sujet particulièrement difficile à traiter : les abus et violences commises sur des enfants.

En suivant pendant quelques semaines la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), la réalisatrice pose les questions de la responsabilité des adultes et de l’innocence parfois encore plus dérangeante des enfants. Elle s’interroge avant tout sur la place de la police et son rôle – entre protection et répression – dans les situations les plus critiques.

Avec un tel sujet, difficile de ne pas sombrer dans le misérabilisme et la leçon de morale. C’est ce que Maïwenn a voulu éviter, malheureusement cela se voit et confère au scénario une fâcheuse tendance à la caricature.

En dépit de ces quelques maladresses, on ne peut nier la qualité du film. Le sens est là, le message passe et n’omet pas de montrer toutes les ambiguïtés des différentes situations. Entre dureté et tendresse, crise de rire et de nerfs, Polisse est sublimé par certaines scènes pleines de beauté et de poésie. Un certain angle de vue, qui capte le regard de l’enfant ou une série de photos un matin à Belleville, qui rappelle ce qu’est la vie, simple et sans heurts. Même si l’on sait désormais que derrière ce joli verni, se passent bien des choses.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ZCCjGBkXc38]

Laisser un commentaire