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février 14, 2017

Petite histoire de la Saint-Valentin

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Le 14 février, les amoureux du monde entier s’offrent des babioles et reçoivent des lettres passionnées. Pour 24 heures, le romantisme est à l’ordre du jour, et la mièvrerie se répand comme une traînée de poudre. Depuis quand et pourquoi fête-t-on l’amour le jour de la Saint-Valentin ? et qui était ce fameux saint, Valentin ?

On recense principalement trois martyrs nommés Valentin. Le premier, évêque de la ville de Terni en Italie, aurait été condamné par le préfet de Rome, probablement en l’an 269, pour avoir réalisé un miracle en public. Son hagiographie se rapproche étrangement du deuxième Valentin, prêtre à Rome à peu près à la même époque, qui aurait été exécuté en 280 sous ordre de l’empereur pour avoir refusé de renier sa foi. Il aurait au passage rendu la vue à la fille aveugle de son juge et obtenu la conversion au christianisme de toute la famille, mais pas sa propre rédemption. (…)

Le troisième larron est encore plus légendaire – c’est-à-dire qu’il a encore moins probablement existé – que de ses deux homonymes. Il s’agit également d’un prêtre, qui aurait vécu sous le règne de l’empereur Claude II. Tandis que ce dernier refuse le mariage à tous ses soldats pour prévenir des distractions trop prenantes que représenterait pour eux une famille, le bon Valentin ne tient pas compte de l’interdit et bénit de nombreux couples en son église. Cette bravade serait la cause de son martyr, ainsi que de l’attribution de son patronage aux amoureux.

Cela dit, la notion d’amour n’est associée à la Saint-Valentin qu’à partir du Moyen-âge. Pourquoi célébrer l’amour précisément ce jour-là ? D’un point de vue plus terre-à-terre, la connotation sentimentale du 14 février vient tout de même du ciel : il s’agit en fait du début de la période de reproduction chez les oiseaux ! Les roucoulades des moineaux et des tourterelles auraient inspiré les galants, notamment au sein de l’aristocratie anglaise, où l’on commence à échanger des poèmes d’amour le jour de la Saint-Valentin à partir du XIVe siècle.

Enjambant la Manche vers 1450, l’usage se développe à la Cour de France. Valentins et Valentines échangent mots doux et petits cadeaux pendant une journée… voire une année. Détail amusant, les deux protagonistes peuvent être mariés chacun de leur côté, la tradition des Valentins et le badinage qui l’accompagne sont tolérés en dehors du couple. Bien entendu, les dérives engendrées par cette fête ne tardent pas à faire jaser. En 1603, l’évêque de Genève, saint François de Sales, dénonce « ce coupable usage » qui suscite force « querelles et désordre ». (…)

 

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