Interviews, Littérature

octobre 14, 2012

« Les mots, la liberté », avec Jeanne Benameur

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Chaque année, le festival Lettres d’automne organise pendant deux semaines des manifestations littéraires autour d’un « invité principal ». Après Sylvie Germain (2009), Alberto Ruy-Sánchez (2010) et Vénus Khoury-Ghata (2011), c’est Jeanne Benameur, auteur des Insurrections singulières, qui sera à l’honneur. Cette dernière a non seulement choisi le thème de la manifestation : «Les mots, la liberté», mais aussi la plupart des artistes qui seront présents.

Pourquoi ce thème, « Les mots, la liberté » ?

Jeanne Benameur. Ma vie est comme ça : une liberté construite avec des mots. L’être humain est déterminé par tant de choses, notre liberté est trop petite. Quand j’écris, je cherche à agrandir ma liberté, si je puis dire, à être de plus en plus libre jusqu’à la mort. Je ne sais pas si c’est de la littérature engagée. À partir du moment où l’on naît, on est engagé dans la vie, et, ma manière de m’engager dans la vie, c’est de lire et d’écrire. Je ne promeus rien, j’essaie simplement de partager.

Dans quelle mesure avez-vous participé à l’organisation du festival ?

Les organisateurs font tout pour mettre en oeuvre le désir de leur invité. Il y a eu beaucoup d’échanges par téléphone, par mails, ils sont venus me voir chez moi à La Rochelle. J’ai pu proposer des idées d’animations et inviter des gens que j’aime, des amis d’écriture. Je n’avais jamais vécu quelque chose comme ça, c’est un cadeau extraordinaire pour un auteur. Il y aura une grande variété de manifestations, au croisement des pratiques artistiques : littérature, peinture, sculpture, danse. Certaines à l’extérieur : des rencontres en univers carcéral, ou dans des centres sociaux par exemple.

Certaines animations font intervenir le public…

Oui, en particulier un spectacle intitulé L’Enfance ou les Plages du temps, né d’un travail entre la chorégraphe Karine Saporta et moi. Il a été donné la première fois aux Correspondances de Manosque. Karine s’est inspirée de Laver les ombres, dont elle trouvait le texte universel. Elle se l’est approprié et en a fait un choeur de vieilles dames. Cette fois, j’animerai un atelier d’écriture dont les productions seront lues pendant le spectacle par un chœur de femmes [formé par les participantes de l’atelier] qui prendront la parole sur leur propre histoire. Cela demande beaucoup de justesse. Un mot peut dire tellement de choses…

Lire la suite de l’article sur le site du Magazine Littéraire

Festival Lettres d’automnes, Montauban (82), du 19 novembre au 2 décembre 2012. www.confluences.org/

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