Littérature

novembre 2, 2011

La course aux prix : Goncourt et Renaudot

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

Alexis Jenni
Alexis Jenni

Aujourd’hui est un grand jour pour la littérature ! Comme chacun sait (ou non ?), c’est en ce doux mercredi de(ux) novembre que sont décernés les deux plus grands prix littéraires français, à savoir le Goncourt et le Renaudot. Quelques jours après le Grand Prix du Roman de l’Académie française, décerné à Sorj Chalandon et précédant de peu les prix Medicis (4novembre), Femina (7 novembre) et Interallié (16 novembre), les Goncourt et Renaudot du jour se sont révélés plutôt prévisibles.

Emmanuel Carrère, Limonov

Après une vague de romans-chocs l’année dernière ─ où les deux récompenses avaient atterri respectivement entre les mains provocatrices de Houellebecq (La Carte et le Territoire, Flammarion) et de Virginie Despentes (Apocalypse bébé, Grasset) ─, les illustres membres des deux jurys ont opté cette fois-ci pour un retour aux sources et au sérieux avec d’un côté un roman historique :

L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni, publié chez Gallimard et de l’autre un portrait éponyme retraçant la vie de Limonov, écrivain franco-russe et dissident politique. L’ouvrage paru chez P.O.L est aussi le douzième roman d’Emmanuel Carrère.

L’art français de la guerre

On n’est guère surpris de ces choix, en particulier en ce qui concerne le Goncourt, puisque L’art français de la guerre, retraçant les conflits d’Indochine et d’Algérie, avait été unanimement salué par la critique dès sa sortie. Le Monde des Livres, entre autres l’avait idolâtré à tel point que c’en devenait louche. À ce prix-là, ce ne pouvait être qu’un Goncourt. Pas loupé.

Laisser un commentaire