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décembre 15, 2012

Frédéric Clément et sa dernière Lubie

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Auteur et illustrateur, Frédéric Clément publie depuis une trentaine d’années des albums pour la jeunesse, mais aussi des romans. Son travail, d’une grande poésie, est souvent utilisé dans les écoles primaires pour familiariser les enfants avec la lecture. Avec Lubie (paru en octobre chez Albin Michel), il nous mène à la rencontre du peintre flamand Jan Breughel. Entretien.

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Le Point.fr : Quel a été votre parcours ?

Frédéric Clément : Je savais que je voulais être artiste, mais je ne savais pas dans quel domaine. J’aurais pu être costumier, photographe, peintre, réalisateur, tout m’intéressait. Je n’ai pas fait les beaux-arts et j’ai commencé à travailler assez tôt, vers 20 ans, en tant qu’illustrateur de presse, mais j’ai vite compris que ce milieu ne me plaisait pas, alors je me suis tourné vers l’édition. J’écrivais déjà, mais au départ je proposais uniquement de l’image. Soit parce que je ne menais pas les choses jusqu’au bout, mais aussi parce que j’avais beaucoup de boulot – à cette période, j’enchaînais album sur album – et très peu de temps pour écrire. Puis il y a eu un moment de cassure avec Magasin Zinzin, qui a bien marché et qui m’a permis de prendre un peu plus de temps, de suggérer mes propres idées, dans mon langage. Depuis, je propose d’emblée mes projets et j’avance avec une double casquette d’auteur et d’illustrateur.

Vos livres sont-ils vraiment pour les enfants ?

On me pose souvent cette question. C’est vrai qu’à côté de certains bouquins formatés pour la jeunesse, absolument ciblés et sur lesquels les enfants se jettent, mes livres vont rester derrière. Ils ont besoin de médiation, et, heureusement, il y a des passeurs : soit des bibliothécaires, soit des instituteurs qui tiennent à faire découvrir et comprendre mon travail aux enfants. Mais alors, une fois cette phase de transmission faite, c’est l’enthousiasme ! Par exemple,Magasin Zinzin et Chapellerie pour dames (Albin Michel) ont très bien marché dans les écoles, car on peut imaginer des activités tout autour. Le texte du premier a donné naissance à des adaptations théâtrales et le second, à des jeux créatifs autour de l’idée de collection. Bâsho [biographie du poète nippon illustrée par Frédéric Clément] aussi est utilisé dans les écoles, il ouvre une passerelle vers l’univers de la poésie. En fin de compte, je ne travaille pas pour l’immédiat, mais pour participer à un apprentissage sur le long terme. J’aime savoir que les adultes font passer mes livres, qu’ils sont à la base d’une transmission générationnelle.

Lire la suite de l’interview sur le site du Point

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