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novembre 20, 2014

Assassin’s Creed Unity : Les architectes du monde virtuel

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assassin's creed historiaD’un réalisme impressionnant, la ville de Paris recrée par Ubisoft n’en est pas moins personnalisée pour répondre au style du jeu. Cette alliance subtile entre respect de l’Histoire et une pointe de fantaisie, nous rappelle qu’il s’agit d’une fiction, et – on serait tenté de l’oublier – que tout cela n’est qu’un jeu !

À travers le brouillard, un timide soleil darde ses rayons sur les toits de la ville. Paris, en cette année 1793, est hérissé de pointes, de tours et de flèches d’églises dont beaucoup n’existent plus aujourd’hui. Cherchons bien : voici l’église Saint-André-des-Arts située sur l’actuelle place du même nom, ici ce sont les clochers de Saint-Éloi et de Saint-Germain-le-Vieux et là, un peu plus bas, une double rangée de toitures aigües recouvrent le pont Saint-Michel qui perdra bientôt ses maisons et son petit air vénitien. D’autres choses n’ont pas changé au fil des siècles, et on reconnaît au premier coup d’œil les silhouettes massives de Notre-Dame et de la Sainte-Chapelle. Immuables madones aussi imposantes que délicates dans leurs robes de dentelle. Un peu plus loin sur la droite, on distingue les formes arrondies de la Sorbonne et du Panthéon tout neuf.

La vue est superbe, mais il est temps de rejoindre l’ombre des rues étroites. Ici, de hautes bâtisses de pierre se succèdent, séparées de temps à autre par une maison de bois, vestige médiéval avalé depuis par les grands travaux haussmanniens. Entre elles se coule une chaussée sans trottoir où se bousculent chevaux et piétons. Dans cette foule agitée, il n’est pas rare que des rixes éclatent en ces années de trouble. Le peuple est dehors, il bat le pavé, réclame du pain et les têtes des ennemis de la révolution : la vie et la mort dans un même cri terrible.

 

La plus belle ville du monde virtuel

C’est dans cette ambiance apocalyptique qu’Ubisoft situe le dernier opus d’Assassin’s Creed. La richesse narrative des événements historiques permet d’alimenter le scénario à profusion, mais pour ces architectes du monde virtuel, c’est aussi l’occasion de recréer le Paris de la fin du XVIIIème siècle avec ses monuments phares et son identité propre. Geneviève Dufour, la gestionnaire de production, vient d’ailleurs du monde de l’architecture : « Je me suis tournée vers le jeu vidéo par intérêt pour la 3D, mais à l’origine j’ai fait des études d’architecture. Unity est une belle opportunité d’allier ces deux domaines. C’est notre premier jeu exclusivement next-gen (pour la nouvelle génération de consoles), ce qui ouvre des possibilités impressionnantes en terme de réalisme et de précision. Et puis, c’est une chance de travailler sur une des plus belles villes du monde ! »

Davantage encore que dans les précédents épisodes où l’on arpentait Venise, Rome ou Istanbul, l’équipe s’est attachée à représenter le plus fidèlement possible la capitale française, dans une échelle et un détail proche de la réalité. Le résultat est sans pareil : dans un univers totalement ouvert, le joueur peut explorer la ville dans ses moindres détails, courir, sauter, escalader, depuis la profondeur noire des catacombes jusqu’aux plus hauts clochers, entrer dans les maisons ou visiter les monuments emblématiques, du Palais du Luxembourg au château de Versailles.

 

Lire la suite de l’article dans l’ouvrage La Révolution française du chaos à l’unité.

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